Catégorie Bimby +

Auteur(s) : - David Miet
- Benoit Le Foll

Publié le 06 février 2011

Notions clés :
> construire sans manger sur les espaces naturels et agricoles
> densification pavillonnaire
> départ des enfants
> division parcellaire
> divorce
> initiative des habitants
> NIMBY VS BIMBY
> proposer de nouvelles habitations dans les quartiers les mieux desservis
> retraite
> une démarche de projet conçue pour les particuliers
> valoriser son patrimoine
> vieillissement

Du syndrome NIMBY (Not In My Backyard) à la stratégie BIMBY (Build In My Backyard)

« Limiter », « réduire », « préserver », « économiser » ...  sont des mots récurrents lorsque le thème du développement durable est abordé.

Les principes du développement durable ont pour la plupart des connotations négatives, ce qui rend leur communication difficile auprès des habitants. En effet, ces derniers ne sont pas prêts à accepter des solutions qui apparaissent comme contraignantes et qui ne répondent pas de manière positive à l’évolution de leur lieu de vie (habitation, quartier, ville).

Pourtant, le syndrome NIMBY (Not In My BackYard – « pas dans mon jardin »), qui se manifeste lorsque les intérêts particuliers s’opposent à l’intérêt général, résulte plus d'une erreur stratégique que d’une fatalité : car les intérêts des particuliers et de la collectivité sont loin de s’opposer tout le temps et en tous lieux.
 

Les travaux du projet BIMBY montrent en effet qu’il est possible d’agir dans des lieux et à des moments où les intérêts des particuliers et l’intérêt général sont fortement convergents : ainsi, par exemple, l'intérêt des propriétaires à diviser un terrain pour mieux valoriser leur bien sur le marché immobilier peut-il aller dans le sens de l’intérêt de la collectivité à proposer une offre diversifiée de logements individuels sur son territoire, sans engendrer aucun étalement urbain.

Les tissus pavillonnaires (des années 20 aux années 90), envisagés aux moments du changement de modes de vie de leurs habitants (départ des enfants, retraite, mutations, divorces, accueil d’un parent dépendant, etc.) sont autant de situations favorables dans lesquelles le syndrome NIMBY pourra être dépassé pour envisager, au niveau de la collectivité et des particuliers, une approche plus positive du développement durable.


L’objectif de la démarche BIMBY peut donc être reformulé de la façon suivante : produire les éléments de connaissance, de méthode et de stratégie qui permettront de faire en sorte que dans les quartiers pavillonnaires :

- l’intérêt collectif devienne la meilleure opportunité pour chaque individu de se donner les moyens d’accomplir ses propres projets, et réciproquement,

- les projets des particuliers deviennent la meilleure opportunité pour la collectivité de porter un projet de Ville Durable.

Gageons que les "villes durables" de demain auront plus à gagner des espérances et des projets de vie des habitants que de leurs sacrifices et de leurs économies !

L'élu : Le syndrome NIMBY (Not In My BackYard – « pas dans mon jardin »), qui se manifeste lorsque les intérêts particuliers s’opposent à l’intérêt général, résulte plus d’une erreur stratégique que d’une fatalité L’urbaniste : Les principes du développement durable ont pour la plupart des connotations négatives, ce qui rend leur communication difficile auprès des habitants.

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