Catégorie Projet ANR Bimby

Auteur(s) : - David Miet

Contributeur(s) : - Benoit Le Foll

Publié le 06 Mars 2011

Notions clés :
> 19 millions de maisons
> densification pavillonnaire

Les petits propriétaires initiateurs qui saisissent de nouvelles opportunités : la notion de « GISEMENT DE L’OFFRE »

Un scénario de la filière BIMBY est initié par le propriétaire d’une maison individuelle qui prend la décision de modifier la configuration de son bien afin de servir ses propres projets.

Dans la mesure où la filière BIMBY, pour répondre quantitativement aux problématiques cruciales d’étalement urbain et de pénurie de logement, n’a « besoin » que d’1% ou 2% de propriétaires initiateurs chaque année, il devient nécessaire de trouver des façons appropriées de raisonner sur cette faible partie de la population, en procédant à des raisonnements « par filons » plutôt que par des raisonnements « à la majorité » (« la majorité des habitants des quartiers pavillonnaires sont venus chercher un grand jardin », « la majorité d’entre eux … », etc.) , c’est-à-dire en mettant à jour des situations de vie non nécessairement génériques mais qui pourraient conduire à dégager un certain nombre de filons de libération de la ressource foncière.

Dans cette perspective, si nous voulons estimer le potentiel d’initiateurs d’une filière BIMBY dans un territoire donné, nous n’avons pas à considérer les études sociologiques de portée générale sur les habitants pavillonnaires, mais plutôt à étudier des scénarios de vie spécifiques dans lesquels le processus BIMBY rend un service au propriétaire, financier notamment, mais pas seulement : situations de divorces, installations de jeunes couples, inadaptation des maisons de personnes âgées, solidarités familiales, situations de surendettements, etc.

Cette approche nous permet de révéler le degré de relative inadaptation du parc des maisons actuelles par rapport à l’évolution des modes de vie et des aspirations des habitants. Ainsi, demander à un habitant s’il « souhaite accueillir une nouvelle maison dans son jardin », en dehors d’une discussion approfondie sur différents scénarios de vie qui pourraient être rendus possibles par la filière BIMBY, est tout à fait inutile et inapproprié.

L’expérimentation d’une grande consultation publique lancée dans la commune du Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines, décembre 2010), dans le cadre de la révision de son PLU, où il a été proposé à chaque propriétaire d’être reçu une heure par un architecte afin de discuter de l’évolution possible de sa parcelle, a révélé qu’avec des outils de dialogue adaptés (modélisation 3D par un architecte pendant la discussion avec l’habitant), des moyens à la hauteur de l’enjeu de la libération de foncier (une heure par foyer) et un contexte d’intervention « réel » (l’enjeu est l’élaboration du PLU de la commune), 60 % des foyers reçus ont fait dessiné à nos architectes un ou deux logements supplémentaires sur leur propre parcelle.

La réception d’une soixantaine de foyers de la commune du Tremblay-sur-Mauldre, représentant moins d’un quart des habitants de la commune, a ainsi permit de faire émerger 90 logements dans une perspective de 10 à 15 ans, soit à peu près l’objectif que se fixe la commune en terme de développement …

L'habitant : Il a été proposé à chaque propriétaire d’être reçu une heure par un architecte afin de discuter de l’évolution possible de sa parcelle. L'élu : Relative inadaptation du parc des maisons actuelles par rapport à l’évolution des modes de vie et des aspirations des habitants. La filière : La filière BIMBY, pour répondre quantitativement aux problématiques cruciales d’étalement urbain et de pénurie de logement, n’a « besoin » que d’1% ou 2% de propriétaires initiateurs chaque année.

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