Catégorie Projet ANR Bimby

Auteur(s) : - David Miet

Contributeur(s) : - Benoit Le Foll

Publié le 06 Mars 2011

Notions clés :
> filière courte
> nouveaux métiers

Les professionnels qui se placent sur un nouveau marché : la notion de « GISEMENT ECONOMIQUE »

Un scénario de la filière BIMBY est accompagné par un ensemble de professionnels qui ne jouent plus leur rôle traditionnels de porteurs, d’opérateurs ou de décideurs de l’aménagement du cadre de vie bâti mais plutôt, dans le cadre de la filière BIMBY, de conseil, de médiation et d’accompagnement.

Une grande partie des processus BIMBY seront initiés au moment de la vente d’une maison ou d’une partie d’un terrain. Ils donneront donc lieu à des transactions qui seront réalisées par les agents immobiliers et les notaires, qui verront mécaniquement leur volume d’affaires locales augmenter, la division produisant deux biens à partir d’un seul bien.

Les opérations BIMBY sont-elles réalisables par de petits promoteurs ou marchands de bien ?

Non, car les opérations d’achat revente après division d’une parcelle en plusieurs lots ne sont rentables qu’au-delà de 4 ou 5 lots. En effet, les frais de portage foncier, frais financiers, de transaction immobilière, la TVA, les frais de commercialisation, etc., font que le positionnement comme aménageur, porteur foncier ou promoteur n’est pas rentable dans la plupart des opportunités de type BIMBY.

Au contraire, lorsque ce sont des particuliers qui achètent directement au particulier initiateur les 2 lots résultant de la division, le processus BIMBY devient économiquement viable sur une très grande partie du territoire des agglomérations françaises : faire réaliser les opérations par les particuliers élargit donc considérablement le volume des biens « éligibles » à un processus de division, c’est-à-dire le gisement économique de la filière.

Du côté des collectivités comme du côté des professionnels, les processus BIMBY viables économiquement auront donc plutôt tendance à faire émerger des métiers de « micro-conception » (architecturale et urbanistique), de « médiation » (assistance à maîtrise d’ouvrage réalisable par la collectivité) et de « conseil » au particulier (en droit public et privé, micro-gestion de patrimoine) plutôt que des métiers de porteur foncier, d’aménageur ou de promoteur dans la mesure où ces rôles seront directement assumés par les particuliers eux-mêmes.

En produisant des terrains à bâtir de petite taille, contraints, dans des tissus déjà habités, cette filière libère un foncier qui a fondamentalement besoin d’une conception spatiale, technique, financière et juridique pour être valorisé, un foncier situé dans des territoires recherchés et qui porte en soi la valeur qui devrait pouvoir financer cet apport de compétence.

Les processus BIMBY produisant des terrains à bâtir sur lesquels il ne sera possible de construire qu’une seule maison individuelle, ils libèrent un foncier sur lequel seuls les architectes, maitres d’œuvre et constructeurs de maisons individuelles seront capable de se positionner. La filière BIMBY s’appuie donc sur les tissus de PME locales de la construction, en filière « libre » ou « diffuse », et non sur les grandes entreprises du bâtiment qui préfèrent intervenir sur des chantiers de plus grande envergure.

L'habitant : Lorsque ce sont des particuliers qui achètent directement au particulier initiateur les 2 lots résultant de la division, le processus BIMBY devient économiquement viable. La filière : Un scénario de la filière BIMBY est accompagné par un ensemble de professionnels qui ne jouent plus leur rôle traditionnels.

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