Catégorie Projet ANR Bimby

Auteur(s) : - Bruno Sabatier

Publié le 01 Avril 2011

Notions clés :
> de particulier à particulier
> densification pavillonnaire
> diversifier l'offre de logements
> division parcellaire
> initiative des habitants
> Innover dans la conception et la construction de maisons individuelles
> maisons mitoyennes
> retraite
> une démarche de projet conçue pour les particuliers
> valoriser son patrimoine
> vieillissement

Le propriétaire vendeur : diviser sa parcelle pour s'y bâtir une maison de plain-pied

Dans une commune à pavillonnaire de première couronne, recherchée, et dans sa partie la plus proche de la ville-centre, un couple septuagénaire était installé depuis 1998 dans un ancien pavillon racheté, d'un étage, sur un terrain de 950m².

A la retraite, la maison et le terrain sont apparus trop grands : plus adaptés aux besoins individuels, familiaux et sociaux, en outre à entretenir. En vue des vieux jours, le couple a alors cherché d’abord un appartement. Mais en 2007, le projet de construire une seconde maison sur la parcelle émerge spontanément, puisque :

- un appartement est difficile à trouver dans un secteur aussi central, cher de toute façon, ne se trouve que dans un nouveau quartier inconnu, et présente toujours des inconvénients (escalier, stationnement plus ou moins éloigné..) ; - avec déjà le terrain, construire une nouvelle maison adaptée ne revient pas plus cher qu’acheter un appartement, et permet de rester dans le quartier, apprécié pour son calme, sa bonne situation (près de la ville, desserte en transport en commun, assez proche des commerces).

Le couple divise donc sa parcelle pour se créer un nouveau terrain à bâtir. Comme l’ancien pavillon est situé en fond de parcelle, le découpage est en drapeau pour y accéder, mais la nouvelle parcelle est en front de rue, permettant un accès direct à la nouvelle maison. Le couple a souhaité un petit terrain, de 300m², et une maison à l’architecture moderne, pour la simplicité et la fonctionnalité (de plain-pied, sans grenier), et son prix moindre. C'est dans cette même logique que le choix a été celui d'une petite maison (125m² de Shon), avec un patio de 20m², donc sans jardin et avec une chambre et un séjour en moins par rapport à l'ancien pavillon.

Le couple est aujourd'hui très satisfaisait de pouvoir rester durablement en maison neuve adaptée, et en même temps dans son quartier.

Les nouveaux voisins dans l’ancien pavillon

L'ancien pavillon sur la parcelle restante a été vendu. Les intéressés étaient tous des ménages avec enfants (surtout des nouveaux arrivants sur l’agglomération), et l’acheteur final un ménage quadragénaire avec un enfant. Bien que ce ménage ait des habitudes très différentes du couple âgé, l'entente est cordiale, ce qui est facilité par la distance entre les maisons et le fait que la nouvelle soit entièrement tournée vers la rue.

Des contraintes réglementaires qui réduisent la marge de manœuvre et freinent la valorisation foncière

Le CES de 0,5 n'a pas permis de diviser avant de construire une maison de plain-pied de cette surface sur un si petit terrain. Donc l’argent de la vente n’a pas été disponible pour construire, ce qui veut dire que l’équation financière a été serrée, imposant un prêt aux enfants. Du coup, la vente a été repoussée en 2009, lors de la crise immobilière, permettant une valorisation moindre.

L'habitant : Avec déjà le terrain, construire une nouvelle maison adaptée ne revient pas plus cher qu’acheter un appartement, et permet de rester dans le quartier, apprécié pour son calme, sa bonne situation L'élu : Il existe des contraintes réglementaires qui réduisent la marge de manœuvre et freinent la valorisation foncière.

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