Catégorie Projet ANR Bimby

Auteur(s) : - Bruno Sabatier

Publié le 01 Avril 2011

Notions clés :
> départ des enfants
> diversifier l'offre de logements
> division parcellaire
> divorce
> donner accès aux endroits les plus recherchés
> donner une nouvelle vie aux tissus pavillonnaires existants
> initiative des habitants
> Innover dans la conception et la construction de maisons individuelles
> maisons mitoyennes
> solidarité intergénérationnelle

Une stratégie de propriétaires vendeurs...

Dans une commune de première couronne recherchée, et dans son quartier pavillonnaire le plus ancien, un couple septuagénaire, résidant en pavillon sur une parcelle de 1500m², décide de céder une partie de son terrain (650m²) à leur fille quarantenaire, pour qu’elle puisse y construire une maison.

...indissociable de celle de leur enfant, en quête d'un terrain à bâtir proche de la ville

En réalité, leur fille avait vécu en maison à la campagne depuis son départ du domicile parental, et maintenant divorcée, avec deux enfants (dont un adolescent), elle souhaitait se rapprocher de la ville pour ne plus avoir à conduire ses enfants à toutes leurs activités, et profiter des services urbains (notamment culturels). Mais elle ne trouvait pas de terrain à bâtir accessible, l'offre locale étant de surfaces trop grandes, donc trop chères.

L’opportunité parentale concilie alors proximité urbaine et « cadre de vie agréable ». Mais elle n’est pas désintéressée de la part des parents, qui comptent rester le plus possible dans leur maison de plain-pied : "c’est dans les deux sens, à la fois avoir un terrain dans un quartier central, et faire face aux problèmes de mes parents quand ils entreront dans le grand âge ; ça va simplifier le soutien que je pourrai leur apporter".

Du coup, la fille a choisi de construire une maison de plain-pied pour y vivre longuement elle aussi, en profitant pour réaliser un projet écologique (en bois, BBC).

Au-delà d'un bilan économique mitigé, un accord gagnant-gagnant

Vu le secteur, dans lequel l'offre foncière est très rare, le terrain s'est avéré un peu cher pour les capacités financières de la fille même s’il a été cédé au tiers du prix par les parents. En même temps, la valorisation est relativement faible pour les parents, mais ce n'était évidemment pas le but. Finalement chacun y trouve largement son compte, sachant que la dimension affective reste à la base de la motivation des deux parties.

L'habitant : C’est dans les deux sens, à la fois avoir un terrain dans un quartier central, et faire face aux problèmes de mes parents quand ils entreront dans le grand âge ; ça va simplifier le soutien que je pourrai leur apporter. L’urbaniste : Au-delà d’un bilan économique mitigé, un accord gagnant-gagnant.

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