Catégorie Projet ANR Bimby

Auteur(s) : - Bruno Sabatier

Publié le 17 Mai 2011

Notions clés :
> densification pavillonnaire
> donner une nouvelle vie aux tissus pavillonnaires existants
> initiative des habitants
> Innover dans la conception et la construction de maisons individuelles
> nouveaux métiers
> servitude de droit privé
> une démarche de projet conçue pour les particuliers

Les propriétaires initiateurs : de nouveaux écologistes convaincus

Un couple (quadragénaire, un enfant) habitait depuis une décennie dans une maison de ville des années 50 sur une parcelle de 450m², proche du centre d'une agglomération moyenne. Suite à la perte d'un parent par la maladie de Kreutzfel-Jacob, le couple voulait changer radicalement de mode de vie, en construisant une maison adaptée aux vieux jours, et écologique (pièces à vivre en haut pour conserver la chaleur), pour minimiser leur impact environnemental. Informés de la possibilité de diviser leur parcelle, ils décident de la construire sur leur terrain. Un ABF leur conseille alors de construire d’abord pour exploiter le COS, puis de diviser une petite parcelle. Ainsi sur 190m² de terrain, la maison d'un étage offrira plus de 100m² de Shon.

De sérieux obstacles de la part des voisins et de la mairie

Dès affichage du projet, pour le contrer 3 voisins proposent d’acheter le terrain à plusieurs. Ils ont insisté, puis le flottement a évolué en conflit, le projet ayant révélé un abri de jardin installé sans autorisation. Cela entraînera alors de mauvaises relations de voisinage pendant longtemps. Mais ils n’ont pas intenté de recours, voyant que le projet était bien ficelé, et surtout que la mairie validait le permis.

Côté mairie pourtant, « il a fallu convaincre et négocier, avec beaucoup de patience et de persuasion ». La ville a produit un arrêté spécifique imposant une façade en enduit pour être en harmonie avec l’existant et ne pas dénaturer le paysage, ce qui était incompatible avec le projet à ossature bois. Cette exigence s’est en outre conjuguée avec la crainte que ce type de projet, premier sur la ville, construit sur une parcelle déjà bâtie et avec la procédure de diviser après coup, ne donne des idées à d'autres habitants. Soutenu par l’ABF et sûr de sa légitimité (le PLU n’imposait rien sur les façades), le couple était prêt à interpeller officiellement le maire, rapporteur au grenelle 2, pour le mettre face à la contradiction de sa propre commune. Ces remous ont finalement permis d'avoir gain de cause à l’usure (après un an de péripéties).

Un traitement sophistiqué du jardin et des limites

Sur la nouvelle parcelle, la surface du jardin est de 70m² seulement, mais bénéficie d'un traitement de type jardin japonais : « c’est pas grand mais ça a de la gueule ». Et puis « ça nous empêche pas de jouer au foot, au badminton, tout est optimisé ». En outre une toiture-terrasse de 17m² constitue une pièce extérieure en plus. Par ailleurs la limite avec l’ancienne propriété (celle des années 50) est habillée d'un mur végétal de 5m² .

Les nouveaux voisins : un retour en ville de personnes âgées

L’ancien pavillon a été vendu à un couple de retraités qui, après avoir habité « en campagne » dans l’agglomération (c.a.d. en périurbain), recherchaient la proximité de la ville. Plusieurs offres leur avaient été faîtes tant la situation de la maison est intéressante, avec un bâti en bon état.

L'élu : La mairie avait la crainte que ce type de projet, premier sur la ville, construit sur une parcelle déjà bâtie et avec la procédure de diviser après coup, ne donne des idées à d’autres habitants. L’urbaniste : Un ABF leur conseille alors de construire d’abord pour exploiter le COS, puis de diviser une petite parcelle. Ainsi sur 190m² de terrain, la maison d’un étage offrira plus de 100m² de Shon. La filière : La ville a produit un arrêté spécifique imposant une façade en enduit [...]ce qui était incompatible avec le projet à ossature bois.

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