Catégorie Projet ANR Bimby

Auteur(s) : - Bruno Sabatier

Publié le 27 Mai 2011

Notions clés :
> NIMBY VS BIMBY
> valoriser son patrimoine
> vieillissement

Suite à un veuvage, diviser pour mieux vendre et se reloger en maison adaptée

Dans le centre d'une commune de première couronne, une quinquagénaire vivait avec son mari dans une maison sur 800m². Le mari décède en 2005, et très vite la maison et le jardin lui semblent trop grands, demandant un entretien qu’elle n’est pas prête à effectuer seule, y compris des travaux de rénovation bientôt nécessaires. Cette veuve décide donc de changer de vie, et de vendre son bien pour s’installer dans une maison plus adaptée à sa nouvelle situation. En effet, elle trouvera à se reloger dans une commune de seconde couronne, dans un pavillon déjà bâti mais assez neuf, avec l'ensemble des pièces de vie en rez-de-chaussée, ce qui lui permettra d'y rester autant que possible.

Or au début elle ne trouvait pas d’acheteur pour son bien : le terrain est très bien situé, mais justement compte tenu des prix fonciers, avec une telle surface la somme est hors de portée des candidats qui se présentent à son agent immobilier. Celui-ci lui suggère alors de diviser pour vendre plus facilement : (1) une maison sur terrain plus petit, et (2) un terrain à bâtir. Ce qui en même temps valorise mieux l’ensemble. En 2007, la parcelle est donc divisée en 2, créant un terrain de 400m², qui était occupé par un garage de trois places.

Un nouveau ménage jeune, en quête d'un pavillon proche de la ville

La maison a vite trouvé preneur. Le nouvel occupant de l’ancien pavillon est un couple trentenaire avec un jeune enfant, qui habitait en appartement dans la ville-centre de l’agglomération, et recherchait un quartier résidentiel calme, sans s’éloigner pour autant. Le deuxième enfant viendra deux ans plus tard.

Acheter le terrain à bâtir : éviter un immeuble, mais aussi loger quelqu'un

Le terrain à bâtir intéresse des voisins immédiats, qui craignent qu’il ne soit acquis par un promoteur pour y construire un collectif (même si ce n’était pas l’intention de vente de la veuve). Ils voulaient donc avant tout "ne pas avoir d’immeuble à côté", pour "garder l’aspect village" mais aussi la "quiétude" appréciée depuis 15 ans qu'ils ont fait construire là : "on a contracté un prêt pour acheter la tranquillité, protéger notre environnement".

Mais "tant qu’à faire", avec une construction déjà présente, "on s’est dit qu’on pouvait l’aménager" : ainsi naît l’idée de transformer le garage en habitation. La destination de cette habitation reste floue toutefois : il s’agissait d’abord d’y installer leurs parents, sans succès bien qu'ils soient âgés et aient des problèmes de santé, puis s'est imposé le choix de l'offre d'un F2 en location, sans désespérer que d'ici quelques années les parents ne l'occupent, ni évacuer la possibilité que ce soit l'un de leurs enfants. En 2009, est déposé un permis pour un réaménagement du garage en petite maison de 75m², de plain pied, avec de larges portes. Aucun autre voisin ne s'en est plaint : "en fait ça passe complètement inaperçu, puisque la construction existait déjà et ne monte pas, ça reste discret." "Pour le moment", l'habitation est louée par une jeune femme qui travaille à deux pas dans un commerce du centre de la commune. La situation évoluera sans doute au gré des circonstances puisque le logement créé est modulable.

L'habitant : Le terrain à bâtir intéresse des voisins immédiats, qui craignent qu’il ne soit acquis par un promoteur pour y construire un collectif (même si ce n’était pas l’intention de vente de la veuve).

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