Catégorie Projet ANR Bimby

Publié le 17 Septembre 2012

Source(s) : Actes du Colloque Bimby 2012

Intervenant :

Olivier FELTZ, Directeur associé, Société SDEI / KLAUS

 

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Introduction :

De plus en plus la recherche et l’utilisation del’espace de stationnement devient un enjeu crucial dans la construction ou la réhabilitation. Stocker des véhicules en aménageant différemment est un défi pour les urbanistes, les architectes, les promoteurs et les constructeurs, voire les particuliers. Peu contraignants techniquement, adaptables, et compétitifs, les systèmes Multiparking sécurisent et facilitent le stationnement par la superposition des véhicules. En extérieur, en intérieur ou enterrés, ces systèmes mécaniques, semi-automatiques ou automatiques apportent des solutions aux acteurs de la construction et des réponses adaptées aux différentes contraintes de stationnement résidentiel. Simples, fiables et sécurisés, ils satisfont aux exigences des utilisateurs.

 

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Résumé :

L’une des questions récurrentes des tissus pavillonnaires porte sur le stationnement. Les PLU imposent souvent des obligations à cet égard. Dans ce contexte, le multiparking représente une innovation intéressante, consistant essentiellement à juxtaposer et superposer les véhicules de manière à gagner de la place et de l’espace.

 

 

Retranscription :

 

Conférence d’Olivier FELTZ, Directeur associé, Société SDEI / KLAUS, Economiser du terrain : le multiparking

 

Benoît LE FOLL : Après la voirie, l’une des grandes questions récurrentes des tissus pavillonnaires est le stationnement. Justement, Olivier Feltz propose des solutions innovantes en matière de stationnement.

 

Olivier FELTZ : Les solutions que nous proposons existent depuis quarante ans, tout au moins en Europe. Les premiers à les mettre en œuvre ont été les Allemands. Ces systèmes existent également depuis longtemps au Japon et aux Etats-Unis. L’idée est essentiellement de juxtaposer et de superposer les véhicules, de manière à gagner de la place et de l’espace.

 

Aujourd'hui, une place de stationnement représente douze mètres carrés. Nous essayons, avec cette même surface, de proposer deux, trois, voire davantage places de stationnement. Le stationnement renvoie également à l’optimisation de l’accès. Les fabricants se sont mobilisés pour répondre à ces enjeux.

 

En termes de contexte, il convient de souligner une mobilité de plus en plus importante, doublée d’un taux de voitures par ménage qui, s’il n’augmente plus beaucoup, est très élevé. Par ailleurs, les terrains sont rares, réduits, étriqués. En France, il existe un certain nombre de villes anciennes dotées de centres historiques, qui posent des difficultés en termes de stationnement. Les centres-villes sont saturés, les contraintes écologiques de plus en plus fortes. Les exigences en matière de stationnement résidentiel sont de plus en plus fortes. Les PLU imposent souvent un taux de places de stationnement par logement, qu’il est parfois très difficile d’atteindre. Nous avons ainsi été témoins de projets qui n’ont pu aboutir à cause de problèmes de stationnement. Enfin, les usagers veulent pouvoir garer leur véhicule sur leur lieu d’habitation. Le Français a un rapport au véhicule très différent de l’Allemand. Il a besoin de voir son véhicule, d’être tout proche. Au contraire, l’Allemand, lui, pourra garer sa voiture à l’extérieur d’une forêt pour aller pique-niquer.

 

Dans ce contexte, l’aménagement des espaces de parking devient un défi pour tous les acteurs. La présence d’un parking entre dans les critères de décision d’achat d’un logement. Les architectes font donc en sorte d’assortir les logements d’espaces de parking dédiés.

 

Les avantages du multiparking sont nombreux. Il permet de répondre aux exigences administratives relatives au taux de place de stationnement. Il est en outre doté d’une facilité et d’une fiabilité d’utilisation. Il s’intègre dans le neuf comme dans l’ancien. L’investissement qu’il représente est souvent compétitif, puisqu’il peut représenter 20 à 30 % du génie civil, en évitant par exemple la création de sous-sols supplémentaires. Il contribue à la protection et à la sécurisation des véhicules pour les usagers. Il convient par ailleurs de souligner la constante amélioration de la qualité de l’offre. Le multiparking répond bien évidemment à toutes les normes européennes. Enfin, son entretien est simple et peu coûteux.

 

La solution de multiparking proposée diffère en fonction de la destination du bâtiment et du type d’utilisation prévu. Certains critères sont déterminants et doivent être pris en compte par les architectes en amont, au moment de la conception. Ainsi, les architectes doivent adapter l’espace de stationnement à la longueur, à la hauteur, au poids et à la largeur des véhicules concernés. S’agissant de l’espace de stationnement lui-même, les hauteurs sous dalle sont fondamentales. Elles déterminent la profondeur de fosse. Les voies d’accès ou l’emplacement des poteaux constituent également des critères importants. Il s’agit de profiter au maximum de l’espace disponible.

Le montant de l’investissement est également un critère important. Il dépend largement du nombre de places prévues, mais aussi du type de système prévu : mécanique, semi-automatique ou automatique. Le confort d’utilisation influera sur l’investissement consenti. La proximité de la mer doit être prise en compte en raison des risques de corrosion, de même que l’exposition aux intempéries.

Les solutions relèvent de trois catégories mécaniques, semi-automatiques et automatiques. Il existe donc un grand nombre de systèmes, sans fosses ou avec fosses. Enfin, il existe également des systèmes évolutifs, adaptables à n’importe quel type de situations.

Chaque type de système présente des avantages et des inconvénients, que la présente diapositive tente de résumer. Je n’entrerai pas dans le détail car vous recevrez cette présentation.

Il convient toutefois de souligner les coûts respectifs de ces différents systèmes : le coût d’un système mécanique se situe entre 4 000 et 6 000 euros la place. Pour le semi-automatique, le prix d’une place peut varier de 8 000 à 12 000 euros. Enfin, le coût d’un système automatique s’élève au moins à 20 000 euros, et peut monter très haut. Ainsi, il existe à Dubaï des systèmes capables de faire monter des véhicules au 120ème étage d’une tour.

Lorsque des problèmes de stationnement se présentent, il convient d’attaquer le problème dès le début, pour concevoir un système adapté à la situation existante. Nous intervenons dans la conception, et nous menons un suivi du chantier. Enfin, à la réception, nous proposons une formation aux utilisateurs.

 

De la salle : L’investissement par place dont vous avez parlé comprend-il le génie civil ?

 

Olivier FELTZ : Non, il renvoie uniquement au système.

 

Benoît LE FOLL : Nous pouvons espérer que cette solution nous permette, pour ainsi dire, d’installer des habitants à la place des voitures. Sur les zones pavillonnaires, les voitures occupent en effet un espace considérable. 

À télécharger : - Présentation Bimby Final PDF.pdf
- 32 TED Economiser du terrain.pdf

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