Catégorie Blogosphère

Publié le 20 Novembre 2013

Source(s) : univers-nature.com

Densifier la ville via les quartiers pavillonnaires pour éviter l’étalement urbain, c’est l’ambition d’un nouveau concept : Bimby (Build In My Back Yard) propose une voie alternative et « douce » pour proposer de nouveaux logements dans un contexte où le prix du foncier est de plus en plus fort et les préoccupations écologiques de plus en plus importantes.

Sélectionnée en 2009 par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre de son appel à projets «Villes Durables», la démarche Bimby a été développée par deux architectes urbanistes Benoit Le Foll et David Miet. Pour mener à bien leurs recherches, le projet de recherche BIMBY dispose d’un budget global de 3,1 millions d’euros sur 3 ans. En 2013, une vingtaine de communes, un peu partout en France ont engagé une démarche pilote d’expérimentation.

Lutter contre la pression foncière
Dans un contexte où la pression foncière est particulièrement forte dans les quartiers pavillonnaires, la démarche Bimby offre la possibilité à un habitant de céder une partie de son terrain pour créer de nouveaux logements comme une maison de plain-pied pour un parent âgé ou un logement pour un enfant. Les arguments pour convaincre les propriétaires de vendre une partie de leur terrain ? Tout d’abord, l’intérêt financier, à plus forte raison qu’avec l’envolée du foncier et des valeurs de terrain qui montent aux alentours de 100.000 euros ou 150.000 euros, les propriétaires peuvent dégager de la trésorerie qui peut venir financer d’autres projets.

Un projet de densification douce
Cette démarche offre une alternative à l’étalement urbain pour construire de nouvelles maisons individuelles, forme d’habitat la plus prisée par les français. C’est aussi une solution concrète pour répondre chaque année à une part significative des besoins en logements. Selon les concepteurs de Bimby, le potentiel est réel : ils estiment que la France compte 14 millions de maisons individuelles. Ainsi, si un propriétaire sur 100 cède une partie de son terrain, 140.000 terrains seraient disponibles chaque année. L’étalement urbain a longtemps été la solution prisée pour répondre à cette demande en maisons individuelles. Toutefois, l’éloignement toujours plus important des zones d’emploi, de commerce et de transport entraine une forte dépendance à la voiture, contribuant de cette façon à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Vers un urbanisme participatif ?

Aussi, cette démarche porte en elle une dimension sociale puisque Bimby donne aux habitants la possibilité d’avoir un impact sur l’urbanisme… Comme l’explique le site Internet de Bimby : « en redonnant à l’habitant un rôle fort de maître d’ouvrage de la production de l’habitat, on donne à la collectivité de puissants leviers pour porter une politique urbaine ambitieuse, fondée sur la mise en synergie des projets des habitants et des projets de la collectivité, et ceci en faisant appel aux entreprises locales de construction, qui sont les plus économiques et les plus créatrices d’emplois. »

Ce projet d’urbanisme a montré quelques résultats encourageants et a permis d’élaborer des premiers outils architecturaux et urbanistiques qui tentent de répondre au premier défi de cette démarche : assouplir les règles d’urbanisme parfois trop rigoureuses qui limitent la possibilité de construire dans le tissu pavillonnaire existant.

Deborah . 20/11/2013

Liens externes : - http://www.univers-nature.com/actualite/habitat/contre-la-densite-urbaine-la-demarche-bimby-se-developpe-64672.html