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Publié le 18 Juillet 2011

Source(s) : www.metropolitiques.eu

Notions clés :
> construire sans manger sur les espaces naturels et agricoles
> diversifier l'offre de logements
> donner accès aux endroits les plus recherchés
> équité foncière
> gouvernance du PLU
> primo-accédants
> proposer de nouvelles habitations dans les quartiers les mieux desservis

Par J.-C. Driant, spécialiste du logement à l'Institut d'Urbanisme de Paris

Extraits de l'article "Pourquoi manque-t-il des logements en France?", paru dans la revue Métropolitiques (23/09/2011)

"L’idée d’un important déficit national est difficile à soutenir. Pourtant, les difficultés de logement sont réelles et justifient pleinement que l’on continue de parler de crise. Il y a donc bien un problème d’offre qui n’est pas strictement quantitatif, et peut être expliqué par deux pistes essentielles :

(1) où manque-t-il des logements ? (2) et surtout : quelles sont les caractéristiques des logements qui manquent ?

(1) Le "déficit" est localisé (Paris, PACA, grandes villes) et caractérisé en termes d’accessibilité financière.

(2) Cette situation doit beaucoup à la question foncière, au-delà du manque de terrains pour construire. En effet, la problématique de l’offre foncière destinée à la construction de logements relève surtout de la mise à disposition de terrains constructibles avec une densité suffisante pour rentabiliser les opérations. En d’autres termes, ce qui manque, ce sont les mètres carrés de Shon. C’est donc une affaire de plans locaux d’urbanisme et de décision politique locale.

Ainsi comprend-on plus aisément où se situe le problème en Île-de-France, région dans laquelle les décisions en matière d’urbanisme restent entre les mains de 1 281 maires dont la propension à densifier l’occupation de leur territoire est pour le moins limitée. Le résultat est le cumul d’une faiblesse de l’offre foncière en périphérie peu dense, avec une relative atonie de l’urbanisme opérationnel.

Tout est donc en place pour induire durablement une production de logements à la fois faible et chère, incapable de répondre de façon satisfaisante aux attentes des Franciliens à revenus moyens ou modestes. Ils paient cher leur logement, cumulant sous des formes diverses un effort financier élevé, l’éloignement géographique ou l’inconfort et une mobilité impossible ou fortement contrainte."

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