Catégorie Blogosphère

Publié le 29 février 2012

Article publié le mercredi 29 février sur le blog de l'association Concert urbain

Source(s) : Concert urbain

Le projet de recherche BIMBY (“Build in My Back Yard”) est dénommé ainsi en référence et à contrecourant du syndrome NIMBY (“Build in My Back Yard”), littéralement “pas dans mon arrière-cour”, qui traduit la réticence d’habitants ou d’associations de riverains de voir s’installer dans leur environnement direct des infrastructures pouvant générer des nuisances (autoroute, ligne à haute tension, aéroport…).

Le projet BIMBY aspire à démontrer que les intérêts particuliers des habitants des zones pavillonnaires peuvent s’articuler avec les enjeux d’intérêt collectif à travers la densification des tissus pavillonnaires et vise à accompagner ce processus. D’un point de vue économique, la vente d’une partie de son terrain par un habitant peut lui permettre de valoriser son patrimoine tout en favorisant la construction de nouveaux logements.

Ce mécanisme peut permettre en outre à la collectivité d’urbaniser son territoire sans maîtrise foncière préalable. D’un point de vue environnemental, les besoins de logements peuvent être satisfaits sans engendrer d’étalement urbain. D’un point de vue démocratique, cette nouvelle dynamique peut fournir de nouveaux outils pour placer les habitants au coeur de l’activité de maîtrise d’ouvrage urbaine.

Ce projet a été sélectionné en 2009 par l’agence nationale de la recherche dans le cadre de son appel à projets “villes durables” et a rassemblé autour de lui 10 partenaires publics : communautés d’agglomération, laboratoires de recherche, écoles d’architecture et bureaux d’études.

Liens externes : - Lire l'article ici