Catégorie Blogosphère

Publié le 09 Mars 2013

Paris, 2189. La mégapole française compte désormais 22 millions d’habitants !

D'après le site Assurance de Prêt Online

22 millions de personnes à loger à l’intérieur des 105 km2 de la capitale, l’équation est compliquée (mission impossible ?) à résoudre. Il n’y a plus le moindre espace pour construire de nouveaux logements. Les entreprises de construction survivent non plus en trouvant des terrains constructibles mais grâce à la destruction des immeubles insalubres et en péril.

 

Les anciennes usines sont désormais toutes transformées en habitation. Un phénomène qui avait déjà commencé à la fin du XXe siècle avec la fin de l’ère industrielle. Mais ce n’est pas tout, la Samaritaine, les Galeries Lafayette, le Printemps, le Bon Marché, le Virgin Megastore et tous les grands magasins ont eux aussi à leur tour changé de destination suite à une décision du gouvernement. Dix mille mini-appartements ont été ainsi aménagés. Insuffisant.

Mais il y a encore plus spectaculaire. Suite à la laïcisation extrême et totale du pays, l’état français a réquisitionné tous les lieux de culte. Ces nouvelles habitations désacralisées seront louées et l’argent entrera directement dans les caisses de l’état pour financer d’autres restructurations.

Le métier en vogue en 2189, c’est architecte d’intérieur. Il faut faire preuve d’une grande imagination et maîtrise des espaces pour transformer tous ces lieux en habitation.

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Quelques années auparavant, les couloirs du métro avait été transformés en un immense dortoir. Mais suite aux inondations de l’hiver 2188, 40 jours de pluie consécutifs, les souterrains de la capitale ont été complètement dévastés.

Rassurez-vous tout cela n’est que l’ébauche d’un scénario pour un film catastrophe dans la plus pure tradition hollywoodienne.

Cela n’arrivera pas. Voici trois raisons principales : la mobilité, les tours et le partage.

 

La mobilité

C’est un des thèmes favoris de la ligne éditoriale de ce blog. La possibilité de pouvoir travailler à distance permettra d’éviter ce regroupement massif de la population. Les nouveaux appartements et les nouvelles maisons se construisent en dehors des centres urbains et comptent une pièce supplémentaire, celle du local professionnel. On travaille à domicile grâce au WIFI.

 

Les tours

L’homme a appris à maîtriser intelligemment la dimension verticale. Le Bosco Verticale (lire l’article paru sur ce blog la semaine dernière) a fait des petits. En 2189, Paris comptera une centaine de tours sur ce modèle. L’interaction entre toutes ces forêts verticales a permis de créer un nouveau microclimat et une biodiversité qui ont radicalement transformé en poumons verts ces villes asphyxiées par la pollution un siècle plus tôt. Une métamorphose !

ivry-couronne-paris

L’architecture a redonné l’envie à l’être humain de s’élever. S’élevant et portant son regard plus haut, il a récupéré un peu de la spiritualité évaporée dans l’atmosphère du début du XXIe siècle.

 

Le partage

Pourquoi vouloir tout garder pour soi ? Ne serait-on pas plus heureux si nous partagions ce que l’on sait et ce que l’on a ?

C’est la révolution que les réseaux sociaux ont apportée, on partage à longueur de journée sur Facebook, Twitter & Co. C’est avant tout un partage de nos connaissances et de nos découvertes. On a dîné dans un bon resto, on partage ce moment avec les autres et par la même occasion on recommande cette adresse. On a vu un bon film ou on a lu quelque chose d’intéressant, même principe.  On partage nos expériences. On ne garde plus les choses pour soi. Partage est alors synonyme de transmission.

Aujourd’hui, on va plus loin en passant de la connaissance à la possession, de l’immatériel au matériel. Et quand il s’agit d’une chose matérielle, partage est synonyme de division. Quand vous partagez une tarte, vous la divisez en plusieurs parts.

C’est exactement ce que Benoît le Foll et David Miet préconisent à travers le projet BIMBY. Ils reprennent une vieille idée simple et efficiente pour l’adapter à notre réalité.

Pour la comprendre simplement, mettons de côté le futur et jetons un œil sur le passé. Nous voici dans les années de l’après-guerre, la période des Trente Glorieuses et du Baby Boom. Si nos grands-parents possédaient un pavillon en région parisienne ou une petite villa, il y a de fortes chances qu’ils aient fait construire une autre maison dans leur jardin (ou dans une cour ou sur le garage) pour nos parents.

BIMBY est l’acronyme de Build In Your BackYards (que Benoît et David ont traduit en français par « Construisez dans votre jardin »). Le but est de freiner l’étalement urbain et d’éviter le scénario catastrophe ébauché au début de cet article.