Catégorie Blogosphère

Publié le 30 Avril 2013

Josselin Thonnelier, publié sur Urbanews, 30 avril 2013

Source(s) : urbanews.fr

C’est un mot forcément connoté, qui fait bondir les urbanistes et donne de l’eczéma aux tenants de la ville passante. L’impasse est une connerie monumentale vous diront  certains. Un morceau d’enrobé ou de terre c’est selon, que l’on ne cesse  de décrier en contre-exemple de la ville durable. Pourtant l’impasse, lorsqu’elle n’est pas systématisée à un ensemble urbain qu’elle tend à transformer en enclave, mérite semble-t-il que l’on s’y arrête…

L’impasse ce n’est pas la ville

L’impasse serait un non-sens urbain, une hérésie produite par la ville privatisée. Le royaume de l’entre soi. Pour les partisans du concept de la « ville passante », l’impasse ne mène pas à la « cité », pire, elle en est un obstacle majeur. Cette posture de rejet, sinon d’évitement, a précipité la chose dans l’exclusion et la dénonciation automatique. Comme on a longtemps laissé de côté ces produits de ce que les urbanistes considéraient et considèrent toujours parfois, comme n’étant pas de la ville, on a abandonné ces voies sans issues physiques à leur sort en cul-de-sac.

...

 

Sortir de l’impasse

Et si, plutôt que de voir les impasses périurbaines comme autant d’oppositions physiques à la construction de la ville durable, nous prenions simplement acte de leur existence, pour agir sur leurs « qualités »  et modifier leur destin ? Intervenir, plutôt que laisser faire ?

La démarche BIMBY (Build In My BackYard), propose d’agir sur la densification des milieux pavillonnaires, et pose la première pierre d’une forme d’interventionnisme longtemps écartée de ces territoires de la ville, laissés à la discrétion des individualismes.

On imagine très bien, dès lors que l’on réduit la taille des parcelles en conséquence d’une densification, la possibilité de faire des impasses périurbaines, de nouveaux supports partagés de ce qui aura pu être « rogné » à l’échelle de l’individu.

Dans un tel contexte qui verrait le pavillonnaire muter progressivement vers plus de densités, et les collectivités monter en charge sur la question, l’impasse aurait sans doute d’avantage de pertinence à ne plus subsister uniquement en tant que voie de desserte, mais également, à abriter et à mutualiser des fonctions de voisinage, comme le stationnement ou  les espaces partagés de jardins ou de détente… Un glissement des usages, de la propriété vers le partage, qui ne va pas évidemment, sans se confronter à quelques limites, et parmi elles, celles que supposent les « tolérances de voisinage » semblent les plus difficiles à dépasser…

Liens externes : - Lire l'intégralité de l'article