Catégorie Démarche Bimby

Auteur(s) : - David Miet

Contributeur(s) : - Jean-Pierre Devars

Publié le 05 Septembre 2011

Conception et réalisation : Kailis Design / Scénario et dialogues : David Miet / Voix : Marie Demaison, Maxime Jebali, Guillaume Demaison et Jean-Pierre Devars

Notions clés :
> 19 millions de maisons
> construire sans manger sur les espaces naturels et agricoles
> densification pavillonnaire
> diversifier l'offre de logements
> division parcellaire
> donner accès aux endroits les plus recherchés
> donner une nouvelle vie aux tissus pavillonnaires existants
> équité foncière
> gouvernance du PLU
> initiative des habitants
> NIMBY VS BIMBY
> nouveaux métiers
> proposer de nouvelles habitations dans les quartiers les mieux desservis
> solidarité intergénérationnelle
> une démarche de projet conçue pour les particuliers

L'équipe du projet de recherche BIMBY a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de la vidéo : BIMBY, la densification par la maison individuelle


 

Cette vidéo pédagogique a été réalisée afin de présenter aux élus, aux habitants ainsi qu'aux professionnels cette nouvelle filière de production de la ville durable, axée sur le renouvellement des tissus pavillonnaires existants.

Vous y découvrirez :

- comment les intérêts des particuliers peuvent aller dans le sens des intérêts de la collectivité.

- comment produire de la maison individuelle avec ZÉRO étalement urbain.

- comment fabriquer un urbanisme sur mesure, sans maîtrise foncière et à moindre coût.


L'équipe du projet de recherche Bimby

 

BIMBY, la densification urbaine par la maison individuelle

Paul, 55 ans, marié et 2 enfants, est propriétaire d’un pavillon de banlieue. Il cherche une solution pour sa mère qui vit seule dans une grande maison. L’idée lui vient de faire construire une petite maison dans son jardin : sa mère pourrait y vivre jusqu’à la fin de sa vie, à côté de ses petits enfants, et l’intimité de chacun serait préservée.

 

Paul se rend donc à la mairie pour déposer un permis de construire. A sa grande surprise, celui-ci est refusé par le maire ! Selon les règles d’urbanisme de la commune, Paul utilise déjà la quasi totalité de ses droits à construire ; il ne peut donc pas mener son projet à bien … et Monsieur le maire en est désolé.

 

Très déçu, Paul rentre chez lui et s’aperçoit qu’un chantier à débuté à l’arrière de sa parcelle.

 

Le maire s’interroge : sa commune a connu un fort développement à partir des années 50, avec la construction de nombreux lotissements et l’arrivée de nouveaux ménages. Le temps a passé et les enfants de ces familles ont grandi. Ils quittent progressivement la commune depuis une trentaine d’année. Aujourd’hui la population de la commune est en baisse, et ce malgré la construction de logements plus denses, dont le nombre reste limité par le manque de terrains à bâtir.

 

Au même moment,  à l’assemblée nationale, les députés débattent de ce problème, qui concerne la plupart des communes situées dans les premières couronnes des grandes agglomérations françaises.

 

Celles-ci manquent de foncier à bâtir, leur population vieillit et bon nombre d’entre elles maintiennent difficilement leurs commerces de proximité, leurs services et leurs écoles …

 

« Nous sommes témoins d’une importante crise du logement en France. Les logements sont peu accessibles, car trop chers. Ils ne sont plus construits à proximité des services et des emplois mais aux limites de la ville. Les nouvelles lois Grenelles, qui luttent contre  l’étalement urbain afin de préserver les terres naturelles et agricoles, aggravent encore cette situation en restreignant le foncier à bâtir disponible … »

 

Bien décidé à trouver une solution, monsieur le maire se rend à une conférence sur le thème de la Ville Durable. Il y découvre un mode de développement alternatif, qui prend comme source les projets de vie des habitants et qui donne aux communes de nouveaux leviers pour renouveler leur ville.

 

« Si l’on apprend à faire de l’urbanisme avec les habitants, les quartiers pavillonnaires recèlent un gisement foncier exceptionnel. Bon nombre de vos habitants, monsieur le maire, seraient prêts à détacher un bout de leur terrain pour en faire un terrain à bâtir, si seulement les règles d’urbanisme le permettaient. »

 

De retour dans sa commune, le maire décide de modifier son règlement d’urbanisme afin de définir les nouvelles règles qui s’appliqueront pour l’évolution des quartiers pavillonnaires.

 

Quelles libertés souhaite-t-on donner à chacun pour les 20 ans qui viennent ? Afin de connaître les besoins de ses habitants, le maire organise des entretiens d’1h pour chaque foyer, en présence d’un architecte, afin que chacun puisse discuter de l’évolution de sa propre parcelle.

 

Les entretiens révèlent que de nombreux habitants envisagent la division de leur terrain comme un véritable levier pour leur projet de vie. Certains anticipent leurs vieux jours et décident de se construire une nouvelle maison sur leur terrain : une maison plus adaptée dans laquelle ils pourront vivre jusqu’à la fin de leurs jours. D’autres décident d’investir dans un nouveau logement qu’ils loueront à des étudiants. Certains, forcés de quitter leur maison suite à un divorce, souhaiteraient garder une partie de leur terrain afin de rester avec leurs enfants dans leur quartier d’origine. D’autres souhaitent tout simplement vendre un bout de terrain afin de financer leurs projets personnels.

 

Tous ont compris qu’au vu de la pression foncière dans les premières couronnes des agglomérations françaises, la division de leur terrain leur permettrait de mieux valoriser leur patrimoine.

 

Les échanges avec les habitants ont révélé un besoin massif et des projets très divers. Le maire et son conseil municipal décident alors de modifier le règlement d’urbanisme.

 

Le nouveau Plan Local d’Urbanisme définit les règles qui s’appliqueront pour l’évolution des différents quartiers de la commune : celles-ci ont été écrites pour permettre aux habitants de libérer des terrains à bâtir dans les quartiers pavillonnaires existants.

 

Désormais, pour chaque division, l’habitant et son constructeur consulteront le règlement, ainsi qu’une brochure éditée par la mairie. Celle-ci indique les modèles de division de terrain encouragés par la commune, et ceux qu’elle souhaite éviter afin de préserver l’image du quartier, l’intimité des voisins..., en bref  l'intérêt général de la commune.

 

Au bout d’un certain nombre de constructions et donc, de nouveaux arrivants sur la commune, une boulangerie ouvre, puis une pharmacie. La ville retrouve une dynamique.

 

Les services techniques en profitent  pour prolonger certaines voies, pour requalifier les espaces publics et améliorer la gestion du stationnement …

 

Monsieur le maire, à vous la parole :

 

« Je suis très heureux de ce nouveau mode de développement qui a permis à beaucoup de mes habitants de trouver des solutions et d’accomplir leurs projets. Grâce à eux, nous avons sorti des terrains à bâtir en nombre, et produit du logement avec très peu d’investissement, et ceci, sans engendrer aucun étalement urbain !

 

Nous accueillons aujourd’hui de nouvelles familles et les personnes âgées peuvent décider de rester dignement dans notre commune. Cette évolution s’est faite de façon très douce, en concertation et au bénéfice de tout le monde.

 

Nous avons travaillé, avec nos consultants en urbanisme, à mettre en place une filière s’appuyant sur les projets de mes habitants mais aussi sur les entreprises locales, afin de redonner de l’élan au développement de notre commune.

 

Cette filière courte, qui n’a pas nécessité de portage foncier, et qui a enrichit mes habitants, est une vraie révolution dans nos façons de produire la ville. J’invite tous les maires de France à y réfléchir, car elle offre de vraies opportunités. »

 

La France compte aujourd’hui 14 millions de maisons individuelles situées dans les pôles urbains et couronnes périurbaines. Ainsi, si chaque année une maison sur cent voit son propriétaire décider de diviser son terrain, c’est 140 000 terrains à bâtir qui peuvent être créés par la filière BIMBY...

 

Liens externes : - Télécharger la vidéo ici

L'habitant : Paul, 55 ans, marié et 2 enfants, est propriétaire d’un pavillon de banlieue. Il cherche une solution pour sa mère qui vit seule dans une grande maison. L’idée lui vient de faire construire une petite maison dans son jardin : sa mère pourrait y vivre jusqu’à la fin de sa vie, à côté de ses petits... L’urbaniste : Si l’on apprend à faire de l’urbanisme avec les habitants, les quartiers pavillonnaires recèlent un gisement foncier exceptionnel. Bon nombre de vos habitants, monsieur le maire, seraient prêts à détacher un bout de leur terrain pour en faire un terrain à bâtir, si seulement les règles d’urbanism... L'élu : Je suis très heureux de ce nouveau mode de développement qui a permis à beaucoup de mes habitants de trouver des solutions et d’accomplir leurs projets. Grâce à eux, nous avons sorti des terrains à bâtir en nombre , et produit du logement avec très peu d’investissement, et ceci, sans engendrer au... La filière : Désormais, pour chaque division, l’habitant et son constructeur consulteront le règlement, ainsi qu’une brochure éditée par la mairie. Celle-ci indique les modèles de division de terrain encouragés par la commune, et ceux qu’elle souhaite éviter afin de préserver l’image du quartier, l’intimité d...

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